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Une paire improbable [With Orm~]

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MessageSujet: Une paire improbable [With Orm~] Jeu 19 Sep - 21:01
(Petite note importante. Ce rp, ayant lieu dans la réalité, se déroule après celui d'Insomnia nommé "Loup solitaire... ou non ?". Les deux personnages se sont donc déjà rencontrés dans le monde des Rêves. De plus, même s'il est commencé avant la fin du rp d'Insomnia, il se déroule bien APRES celui-ci. Voilà, enjoy~)

Je venais de me lever lorsque je reçu l'appel. Habituellement, c'était plus le soir que ce portable sonnait. Je dis "ce portable", car j'en ai 2. Un personnel. Et un strictement reservé au boulot. Et c'est le deuxième qui venait de sonner. Je décrochais, me préparant à prendre des notes, un vieux crayon mâchonné et une feuille volante devant moi.

"- Allô ?
- Bonsoir. Ceci est bien le numéro de celui qu'on nomme Shade ?
- Oui. Que voulez-vous de si bon matin ? Habituellement, on ne me contacte que le soir.
- Je sais, mais là, j'ai un coup à vous proposez, c'e-...
- Je vous arrête tout de suite. Je veux tout les détails que vous avez. N'essayez pas de m'embrouiller en me faisant croire à une cause fantaisiste.
- Je n'en avais pas l'intention. Mais apparemment, votre réputation n'est pas usurpée. Donc, je disais, un coup..."

Durant le quart d'heure suivant, l'homme à l'autre bout du fil m'expliqua en quoi consistait son plan. C'était le genre d'affaire à haut risque, qui ne se faisait pas en solo, mais qui payait bien. Très bien. Et vu ma situation dernièrement, je ne pouvais pas cracher sur cette rentrée d'argent. Surtout qu'il proposait de payer une partie dès maintenant, transférée sur mes comptes à l'étranger, et prêt à l'emploi.

"- Vous m'assurez qu'il n'y a pas d'arnaques dans tout ça ? Vous pouvez me dire pour qui vous travaillez ?
- Si je vous dis qu'à la clé, il y a des informations sur votre passé ?
- Quoi ?! Dites moi immédiatement ce que vous savez !
- Justement, je viens de vous le dire. Je sais où sont ces infos. Mais pas leur nature. Ni leur contenu.
- Etrangement, j'ai du mal à y croire.
- Je souhaite juste vous aider, pour des raisons personnelles, et je pense... que l'on  y trouvera bénéfices tout deux...
- Mouais... Je reste perplexe, mais si j'arrive à rassembler ce qu'il me faut... je vous recontacte... M. ?
- Vous pouvez m'appeler Docteur K.
- Nom étrange.
- Pas plus que Shade, si je puis me permettre."

Ce fut sa dernière réplique avant qu'il ne raccroche.
Je repassais dans ma tête ce qu'il venait de me dire. Un job avec durée très longue. J'avais une marge d'au moins 2 ans avant que l'opportunité ne disparaisse. Il me fallait un spécialiste informatique aussi. J'avais quelques hackers dans mes numéros pro, mais la plupart n'aurait pas le temps, le talent ou la patience de m'aider. J'en trouverais bien un. Enfin, il me fallait de l'équipement. Beaucoup d'équipement. Et je devrais faire appel à au moins un de mes collègues. Si mes souvenirs me servaient bien, Boris, dit Mammoth devrait être là à cette période. Et il était l'homme parfait pour ce que je voulais.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J'appelais donc celui qui était nommé Plaguebearer dans mon répertoire. J'avais "rencontré" cet énergumène il y a quelques années, lorsque je travaillais encore avec l'AEGIS. Il avait été mon contact pour une série de missions en Amérique du Sud, et il m'avait sauvé plus d'une fois, grâce à ses talents de hacker, ainsi que sa capacité d'anticipation et de planification phénoménale. Même s'il devait maintenant avoir pris quelques années, et sans doute quelques kilo, à force de ne sortir de chez lui que pour manger, il devait se souvenir de moi. Et de l'équipe de choc que nous formions. Sa voix suave et délicate de fumeur compulsif qui avait les poumons plus noirs que le vide intersidéral me répondit :

"- Ouais, c'pour quoi ?
- Hey, Plaguebearer ? Tu te rappelles de moi ? Shade, ton ancien équipier de l'AEGIS.
- Ouais, j'suis pas idiot non plus. Qu'esse tu veux ?
- J'aurais besoin de tes services pour une escapade en milieu hautement sécurisé, où ton expertise pourrait m'être grandement utile. Tu bosses encore comme hacker pour tout type d'actes, tant que c'est rémunéré ?
- Heu... ça à l'air 'achement dang'reux, ton truc, là. Mais aussi super fun ! Mais, j'suis désolé, j'ai un peu arrêté les missions de c'genre. J'ai faillit me faire gauler par les 'ricains. Par contre...
- C'est un non ? Dommage, la paye était vraiment bonne, avec avance... dès maintenant. Et tu aurais eu le temps de te préparer... je ne prévois pas de le faire avant quelques mois.
- J't'ai dit qu'c'était cool et tout, mais j'peux pas, mec. Par contre... si c'est vraiment c'que tu'm'dis... j'ai p't'être la personne qu'il te faut. Si bosser avec une gamine qui fait sa première fois te dérange pas.
- Explique. Si ça m'intéresse, je pourrais voir pour m'arranger avec l'employeur.
- Bah... C'est une gamine, je dirais la vingtaine. Elle a pas plus de formation qu'ça. Mais si t'as du temps, j'te la forme. Elle aura les bases. Et tu la brief'ras sur l'tas. Elle a des capacités. P't'être même capable de'm'dépasser. Mais il lui faut du temps. Et aussi les connaissances. 'fin voilà. T'penses que c'est ok ?
- Si jamais elle est aussi douée que tu le dis, et je le pense, vu que j'ai toujours eu confiance en toi et tes avis, et que tu peux me la former correctement d'ici à ce que je fasse mon job, alors c'est bon. Je te mettrais peut être même une prime.
- Cool ! Mais... l'seul problème... C'est qu'elle est à l'hosto. Grande brûlée. Accident, mort du père, etc. C'pas sur qu'elle soit prête. J'aimerais bien pouvoir lui parler un peu avant. Donc évite d'aller la voir. La traumatise pas. J'te connais. J'te contacte quand elle sera prête.
- Hum... C'aurait été bien de dire ça au début. Mais bon. Je te fais confiance. Plague, je compte sur toi, me lâche pas. C'est un gros coup. Et j'en ai besoin.
- T'inquiète ! J'suis sûr d'mon coup !"

Il raccrocha, me laissant perplexe. Il avait dit une jeune fille ? Un accident avec un incendie ? Je m'empressais de regarder le fil de l'actualité, remontant loin en arrière. Je découvris assez vite que la jeune fille était la seule survivante... Elle se nommait Brown. Amy Brown. J'avais déjà entendu ce nom quelque part, mais où ?... C'était en rapport avec un contrat que j'avais eu il y a quelques années, si je me rappelais bien. Un contrat de protection. Peu importait maintenant.
Je lu l'article, apprenant ainsi dans quel hôpital elle avait été transferrée. Je repensais aux paroles de Plague. Ne pas la traumatiser. J'avais changé, depuis. J'étais plus sympathique. Et j'avais du tact. Quoique, me rappelant de mon expérience onirique... Non, ce n'était pas réel.
Je me décidais donc à entreprendre la longue marche qui m'amènerait à l'hôpital. Je prendrais mon petit déjeuner au passage, dans la rue.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L'infirmière présente au guichet me dévisagea, surprise. Ca devait être rare qu'un homme comme moi, en vêtements noirs et une partie du visage couverte par mes lunettes noires arrive devant elle. Je lui expliquais que j'étais un ami de Mademoiselle Brown, et que je cherchais sa chambre. Elle eu la gentille de me l'indiquer, tout en me disant qu'elle ne pourrait sans doute pas parler beaucoup, vu son état d'épuisement. Je lui expliquais que cela m'inportait peu, et je parti en direction du premier étage, aile Sud.
Je toquais doucement à la porte, puis la poussant doucement, je rentrais dans cette pièce vide, froide et hostile. Je détestais les hôpitaux. Rien qu'à cause de cette ambiance morbide. Une anti-chambre de la mort. Elle était là, étendue sur le lit. Je ne pouvais pas vraiment la voir, elle était couverte de la tête aux pieds de bandages. Une véritable petite momie. Elle semblait dans un état de rêveries éveillées, probablement en train de penser à ses amis ou à sa vie d'avant. Je m'éclaircie la voix

"Mademoiselle Brown ? Vous êtes réveillée ? Désolé de m'introduire chez vous ainsi, mais je suis un ami de votre père. Nous nous sommes connu il y a fort longtemps, à l'époque où je finissais mes études, et il m'a grandement aidé. Il est peu probable que vous aillez jamais entendu parler de moi. Nous avons eu un... différent, il y a quelques années de cela. Et depuis, il n'a plus voulu avoir de contact avec moi. Dès que j'ai appris son décès, je me suis inquiété pour vous. Je viens prendre de vos nouvelles, et s'il le faut, vous aider de quelques manières que ce soit."

Elle me fixa, d'abord surprise, puis un peu dérangée, et enfin, effrayée. Je devais avoir l'air peu rassurant dans ces habits, et avec cet air un peu mal léché. Cependant, j'avais pratiqué à la perfection ce speech d'introduction, basé sur une part de vérité, améliorant toujours un mensonge. Je l'observais, attendant sa réponse, et voyant le temps s'écouler lentement, m'installais, sans lui demander, dans le fauteuil à côté de son lit.

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I N J U R Y


MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Jeu 19 Sep - 22:47
"Mademoiselle Brown ? Vous êtes réveillée ? Désolé de m'introduire chez vous ainsi, mais je suis un ami de votre père. Nous nous sommes connu il y a fort longtemps, à l'époque où je finissais mes études, et il m'a grandement aidé. Il est peu probable que vous aillez jamais entendu parler de moi. Nous avons eu un... différent, il y a quelques années de cela. Et depuis, il n'a plus voulu avoir de contact avec moi. Dès que j'ai appris son décès, je me suis inquiété pour vous. Je viens prendre de vos nouvelles, et s'il le faut, vous aider de quelques manières que ce soit."

Amy tourna légèrement la tête. Elle n'avait pas remarquée la présence de cet homme, et maintenant qu'il s'imposait à elle, la jeune femme ne pouvait pas l'ignorer. Il l'avait sortie de ses douloureuses pensées. Des songes éveillés ou elle revivait chaque moments de la matinée écoulée. Les mots étaient ancrés dans sa mémoire, les images la hanterait pour le reste de sa vie. «  Il se pourrait que … que l’incendie ne soit pas un accident … après … après avoir autopsier votre père, notre médecin légiste à conclu qu'il avait été assassiné. » Des paroles qui changeaient tous le cours de son destin. «  Une balle dans le crâne... » Qui l'amenait à ce demander, qui aurait pu vouloir leurs morts ? Car il semblait évident qu'elle était aussi concernée. « Vous ne sauriez pas qui pourrait lui en vouloir ? » Son père n'avait pas d'ennemis. Il était un honnête directeur, que pouvait t' on lui reprocher ? Ce type voulait t' il en finir avec elle  ? Maintenant qu'elle était clouée au lit, il pouvait très bien la tuer. Elle était une proie facile.Ou alors, peut être était t' il de sa famille, et comme tous les autres, il cherchait à récupérer sa part du butin. Quand il était question d'argent, tous les requins accouraient. Oui, ce devait être cela. C'était le plus logique. Après quelques minutes d' intense réflexion, elle se décida enfin à lui répondre.  

- Vos belles paroles ne dupent que vous. Combien mon père vous devait cette fois ci ? Non, ne me dites rien. Je ne parlerai ou écouterais ce que vous avez à dire uniquement en présence de mon avocat, et vous le savez ! Arrêtez de me harceler, j'en ai assez. Assez !

Elle avait une drôle de voix. A mi chemin entre le gargouillement et la colère. Amy sentit les larmes lui monter aux yeux. C'était cruel, elle ne pouvait même pas bouger la main pour se les sécher. Elle détestait qu'on la traite comme une poupée de porcelaine. Comme si elle pouvait se briser au moindre choc. Elle détestait devoir manger par intraveineuse, se faire changer comme un bébé, ou se faire laver par des infirmières. Mais ce qu'elle haïssait le plus n'était pas dans cette liste. C'était infiniment plus douloureux, plus compliqué à expliquer. Elle détestait le manque. L'absence de son père. Maintenant, elle n'avait plus personne. Sa psy était formelle. C'était normal de ressentir ça, et un jours, ça s’atténuerait. Tu parle, savoir cela ne lui rendait pas son père. Amy était contre allez la voir, mais ce n'était pas comme si elle avait le choix. Pour le moment, elle était sous la juridiction de l’hôpital. Hôpital qui semblait par moment l'oublier. Amy avait soif. Ses lèvres et son palais étaient sec. Mais personne n'était présent pour lui tendre un verre d'eau. Personne, sauf cet inconnu potentiellement armé. Sa détestable voix se teinta des sanglots qui agitaient depuis peu son corps. Son ton avait perdu de sa férocitée. Elle avait besoin de lui.

- S' il vous plaît …Avant de partir, pourriez vous me donner de l'eau ? Je meurt de soif.

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Jeu 19 Sep - 23:11
Lorsqu'elle commença à parler, je fus d'abord étonné, puis, me rappellant ce qu'elle avait vécu la pris un peu en pitié. Tout en sachant que je devais sortir ces idées de ma tête, je l'écoutais attentivement.

"Vos belles paroles ne dupent que vous. Combien mon père vous devait cette fois ci ? Non, ne me dites rien. Je ne parlerai ou écouterais ce que vous avez à dire uniquement en présence de mon avocat, et vous le savez ! Arrêtez de me harceler, j'en ai assez. Assez !"

Apparemment, le bluff n'avait pas pris. Tant pis. Je devrais être un peu plus honnête. En commençant par me présenter. Et éclaircir la méprise. Elle semblait être suffisament destabilisée pour que je n'en rajoute pas une couche. Et aussi l'air de ne faire confiance à personne. Mauvais. Très mauvais.

"Bon... apparemment, vous avez vu à travers mon déguisement. J'ai connu votre père. Mais nous n'avons jamais été proche. J'étais plus... une sorte d'allié. Quant à aller chercher un avocat... ce n'est pas la peine. Rien de ce que je vais dire ne nécessite sa présence."

En disant cela, j'enlevais mes lunettes et mes habits, restant en chemise légère et jean, et la regardant gentiment. Son regard farouche me défiait. J'aimais bien ça. Elle avait du caractère.

"De plus... je n'ai rien à voir avec qui que ce soit qui ai pu venir vous voir, mademoiselle. Rien du tout. Je suis venu de moi même. Je ne viens rien réclamer, si ce n'est qu'un peu de votre attention. Mes relations avec votre père se sont arrêtés il y a un moment déjà. Et si jamais vous vous imaginez que j'aurais besoin de l'argent qu'il posséd-... qui vous appartient... Il y a méprise. J'ai déjà ce qu'il me faut."

Le fait de parler de son père ne semblait pas l'aider. Je vis une larme perler au coin de son oeil. Je me retins de l'essuyer, me disant qu'elle n'apprécierait sûrement pas. Je ne pouvais m'empêcher de me dire que cette jeune femme n'avait rien à faire ici. Elle devait avoir de l'espace, de la liberté. Virtuelle ou réelle, peu importe.
Elle semblait complétement déroutée, puis, elle m'interpella à nouveau, me surprenant par son ton radouci, presque suppliant.

"S' il vous plaît …Avant de partir, pourriez vous me donner de l'eau ? Je meurt de soif."

J'aquiescais d'un mouvement de tête et je me relevais, allant lui chercher un verre d'eau dans la salle de bain adjacente. Revenant dans la chambre, je m'aperçu que je devrais la faire boire, vu qu'elle ne semblait pas capable de bouger ses bras.
Je détournais le regard un bref instant, repensant à la dernière fois que j'avais ne serait-ce que touché une femme. Je me rapprochais d'elle, et lorsqu'elle comprit ce que je prévoyais de faire, elle eu un mouvement de recul.

"N... Non ! N'ayez pas peur... J'ai juste besoin que vous ne bougiez pas... ouvrez doucement les lèvres et laissez vous faire. Je vais vous aider... Ne vous inquiètez pas, je n'ai aucun moyen de vous blesser."

Je glissais doucement une main sous l'oreiller, m'en aidant pour la relever et portait le verre à ses lèvres, la faisant boire à petites gorgées. Elle semblait encore au bord des larmes, mais ne faisait rien pour lutter, bien que je doutais qu'elle en soit capable. Je souriais intérieurement. C'était peut être le premier pas vers une relation plus durable... et j'en aurais besoin si elle devait m'aider. Je retirais le verre vide et la reposait tout en douceur sur le lit, dans sa position à moitié allongée.

"Je ne vous ai pas blessée ? J'ai essayé de faire de mon mieux... mais je ne suis pas médecin ou infirmier... excusez moi. Ah ! J'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Morpheus. Nom étrange, n'est-ce pas ? Morpheus DelaStrada. Pour vous servir, comme vous le voyez."

Je ponctuais ma dernière réplique d'un petit sourire chaleureux.

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I N J U R Y


MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 0:05
Une sorte d’allié ? Il se foutait de sa gueule non ? Il voulait de l'attention. Non mais sans blague, comme si elle avait à lui en donner. Amy voulait être seule pour digérer la nouvelle, pourquoi devait t' il ramener ses fesses à un tel moment. Pourquoi voulait t' il rester à la contempler, alors qu'elle ne désirait qu'une chose, être seule. Il enleva sa veste. Prouvant par la même occasion qu'il ne portait pas de holster. C'était déjà ça. Après sa demande, il sortit un court instant, pour chercher de l'eau. Revenant, ils se rendirent comptent tous les deux qu'il devait la faire boire. La jeune femme s'insulta mentalement, elle aurait mieux fait d'attendre une infirmière. Le voyant approcher, elle se terra dans son lit. Ce bref mouvement la fit hurler de douleur. Stupide, stupide, stupide Amy. Croyant certainement qu'elle hurlait de peur, il se précipita à son chevet.

"N... Non ! N'ayez pas peur... J'ai juste besoin que vous ne bougiez pas... ouvrez doucement les lèvres et laissez vous faire. Je vais vous aider... Ne vous inquiètez pas, je n'ai aucun moyen de vous blesser."

Sans lui laisser le temps de protester, il posa une main derrière son oreiller, le lui remontant tous doucement pour qu'elle se tienne droite. Il la fit boire par a-coup. Puis s'éloigna prestement. Ses larmes commencèrent à sécher. Cela faisait déjà quelques minutes qu'elle avait oubliée de pleurer. La tristesse minait encore son cœur, mais elle ne pleurait pas. Un bon point.

"Je ne vous ai pas blessée ? J'ai essayé de faire de mon mieux... mais je ne suis pas médecin ou infirmier... excusez moi. Ah ! J'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Morpheus. Nom étrange, n'est-ce pas ? Morpheus DelaStrada. Pour vous servir, comme vous le voyez."

Morpheus … comme le dieu du sommeil. Morpheus De la Strada. Quel nom étrange. On aurait presque dit un pseudonyme. Au fond, c'était peut être ça. Ou bien ce type était vraiment né sous une mauvaise étoile, le pauvre bougre. Il avait été gentil avec elle, Amy se sentait donc plus encline à lui parler. Une réaction normale.

Je suis … Amy Brown. Et … merci, pour l' eau.

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 0:21
"Je suis … Amy Brown. Et … merci, pour l' eau."

Bon. Elle acceptait de me parler. C'était déjà ça. Je lui souriais toujours, essayant de la mettre à l'aise. Je cherchais un sujet de conversation qui pourrait la mettre en confiance, ne pas la submerger de questions directement, ne pas l'effrayer et perdre le peu d'amélioration dans son humeur.

"Hum... Vous savez... je ne sais pas comment dire... vous me rappelez un peu ma soeur. Ma petite soeur. Elle doit avoir votre âge, peut être un peu plus jeune que vous. Et elle... a le même caractère que vous, de ce que je peux voir. Elle déteste que je la traite comme ma petite soeur, et veut toujours être mon égale. C'est très drôle à voir. Surtout que je ne me comporte ainsi avec elle que par affection. Et aussi parce que c'est la seule survivante de ma famille, avec moi. J'ai toujours vécu dans la peur de la perdre, en plus de mes parents. Juste... je ne sais pas ce que vous pouvez ressentir... mais je pense imaginer ce que c'est. Je m'inquiète pour vous. C'est bête. Nous sommes des inconnus l'un pour l'autre... et je m'inquiète."

Elle m'écoutait, son expression impénétrable à mon regard. Je ne savais pas comment réagir. Avait-elle apprécié que je lui parle ainsi ? Pensait-elle que j'étais juste un type malsain qui voyait sa soeur dans toutes les jeunes femmes qu'il croisait ? Ou encore simplement me méprisait-elle ?
Quoiqu'il en soit, je décidais de commencer doucement mon "interrogatoire". J'avais l'intention d'évaluer un peu ses connaissances sur des sujets qui lui seraient utiles si elle devenait mon associée.

"Dites moi... Est-ce que vous avez un ordinateur ? C'est une question un peu idiote à notre époque, je sais, mais bon. Et si oui... est-ce que vous appréciez de passer du temps dessus ? Ces questions vous paraissent peut être totalement aléatoires, je le sais bien, mais... je ne sais pas, j'ai lu que les jeunes d'aujourd'hui aimaient bien ça. Personnellement, je ne sais pas faire grand chose. Regarder mes mails et lire les journaux en ligne. Et puis c'est tout. J'ai l'air idiot, n'est-ce pas ?"

Ca ne menait vraiment à rien ! Je n'avais pas l'habitude de tourner autour du pot comme ça. Habituellement, j'allais directement à ce qui m'intéressait dans ce genre de cas. Mais quelque chose chez mademoiselle Brown, chez Amy, me poussait à la traiter avec délicatesse. Non pas comme une poupée de porcelaine, non. Mais comme quelqu'un à qui on tient, et qu'on ne veut pas brusquer. Ce sentiment était étrange chez moi, car rare. Elle me rappelait plus que ma soeur...

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 14:50
"Hum... Vous savez... je ne sais pas comment dire... vous me rappelez un peu ma soeur. Ma petite soeur. Elle doit avoir votre âge, peut être un peu plus jeune que vous. Et elle... a le même caractère que vous, de ce que je peux voir. Elle déteste que je la traite comme ma petite soeur, et veut toujours être mon égale. C'est très drôle à voir. Surtout que je ne me comporte ainsi avec elle que par affection. Et aussi parce que c'est la seule survivante de ma famille, avec moi. J'ai toujours vécu dans la peur de la perdre, en plus de mes parents. Juste... je ne sais pas ce que vous pouvez ressentir... mais je pense imaginer ce que c'est. Je m'inquiète pour vous. C'est bête. Nous sommes des inconnus l'un pour l'autre... et je m'inquiète."

Orm sentit son sang se glacer dans ses veines. Elle ne comprenait pas ou il voulait en venir. Pourquoi cherchait t' il à bien se faire voir ?Morphus cherchait certainement ses bonnes grâces, mais dans quel but ? Il n'était pas la pour la tuer, n'y pour lui réclamer de l'argent. Cette histoire commençait à devenir compliquée. Et après de telles balivernes, il était hors de question qu'elle puisse le croire. Amy était perdue. Son instinct lui hurlait d'appeler une infirmière, mais son cœur désirait que cet homme reste avec elle et qu'il continue son histoire. Même si elle n' y croyait pas le moins du monde, rester seule lui pesait. Et elle avait besoin de parler avec quelqu'un. Elle attendit pourtant qu'il finisse ce qu'il avait à dire.

"Dites moi... Est-ce que vous avez un ordinateur ? C'est une question un peu idiote à notre époque, je sais, mais bon. Et si oui... est-ce que vous appréciez de passer du temps dessus ? Ces questions vous paraissent peut être totalement aléatoires, je le sais bien, mais... je ne sais pas, j'ai lu que les jeunes d'aujourd'hui aimaient bien ça. Personnellement, je ne sais pas faire grand chose. Regarder mes mails et lire les journaux en ligne. Et puis c'est tout. J'ai l'air idiot, n'est-ce pas ?"

Que cherchais t' il à savoir. Orm décida de jouer le jeu.

Si vous voulez mon adresse e mail, vous devriez être un peu plus discret. Ce n'est pas une façon de demander. Et non, je n'ai pas d'ordinateur. Voyez vous... mes biens ont brûlés dans un incendie.

Elle avait prononcée la dernière phrase de façon cinglante. Et détourna la tête, pour ne plus avoir cet homme dans son champs de vision. La douleur d'un tel geste la fit frisonner, mais tant pis. C'était le prix à payer pour montrer son mécontentement.


A chaque fois que quelqu'un joue à GTA, Celestia mange une pouliche

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 16:36
La réponse fut cinglante, et je m'injuriais mentalement. Quel imbécile, bien évidemment qu'elle ne pouvait pas en avoir. Tout ce qu'elle connaissait, elle venait de le perdre dans cet incendie. Le fait que, malgrès sa quasi-incapacité au mouvement, elle se détournait de moi indiquait que je ne devais pas continuer sur cette voie. Je me rembrunissais, regardant ailleurs un petit moment. Je ne savais pas quoi lui dire. Je l'avais vexée, et j'avais perdu son apparente confiance.

"Je m'excuse. Je ne voulais pas vous blesser. Si vous le souhaitez... je peux m'en aller. Vous laissez seule. Et... ne plus revenir. Je ne vous ennuierais plus avec mon idiotie."

Je me levais lentement, récupérant mes affaires. Mon esprit carburait à pleine vitesse. Elle semblait avoir un mauvais caractère, qui pouvait être utile. Un opérateur toujours d'accord avec l'executeur ne donnait jamais rien de bon. Cependant, elle était encore trop rebelle. Pas qu'il y ait nécessité qu'elle soit disciplinée plus que ça, mais au moins qu'elle me fasse un temps soit peu confiance. Et aussi, Plague devrait se charger de lui fournir le matos. Et de la faire sortir d'ici. Elle ne pourrait jamais rien faire ici. Alors qu'il finissait de ramasser ses affaires, il se retourna, et l'observa une dernière fois, semblait-il. Elle n'avait pas réagit.

"Bon... c'est un adieu. Ce fut un plaisir de faire votre courte connaissance. J'espère que vous vous rétablirez vite. Et que vous trouverez ce que vous souhaitez. Ah ! Une dernière chose... si jamais vous avec besoin d'aide pour quoique ce soit... je ne serais jamais trop loin."

J'allais appuyer ma main sur la poignée lorsqu'elle s'abaissa sous ma main, et que la porte s'ouvrit vers moins violemment. J'esquivais d'un bond, essayant d'apercevoir les arrivants.

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 17:42
"Je m'excuse. Je ne voulais pas vous blesser. Si vous le souhaitez... je peux m'en aller. Vous laissez seule. Et... ne plus revenir. Je ne vous ennuierais plus avec mon idiotie."

Orm continua de regarder par la fenêtre, elle n'écoutait déjà plus son invité. Quelque chose attirait son attention. Quelque chose d'infiniment plus intéressant. Des fourgonnettes. Quatre pour être exact. Noires, avec des vitres teintées. Elles se garèrent à l'arrache, et des hommes en sortirent, cinq par véhicules. Ça faisait un paquet de monde. Laissant le compteur tourner, ils se précipitèrent dans l’hôpital. Son visiteur se leva et ramassa ses affaires, mais Amy s'en fichait éperdument. C'était un vrai feuilleton télévisé qui se passait en bas. Étais ce des malfaiteurs ou des policiers ? Elle était malheureusement trop loin pour le savoir.

"Bon... c'est un adieu. Ce fut un plaisir de faire votre courte connaissance. J'espère que vous vous rétablirez vite. Et que vous trouverez ce que vous souhaitez. Ah ! Une dernière chose... si jamais vous avec besoin d'aide pour quoique ce soit... je ne serais jamais trop loin."

Un mauvais pressentiment la taraudait. Y avait t' il un criminel dans l’hôpital. Ou une personne recherchée ? Son esprit mit quelques secondes pour se rendre compte de la situation. Et pour faire le lien. Elle se tourna alors vers Morphus, oubliant la douleur engendrée par son geste. La faisant taire par la seule force de sa volonté. Elle ouvrit la bouche, s' apprêtant à lui demander de rester. Mais n' ut pas le temps de compléter son geste. Car déjà, la porte s'ouvrait brusquement.

Des hommes. Mais pas ceux qu'elle avait pu voir en bas. Eux, ils était trois. Trois armoires à glaces qui ne désiraient qu'une chose. Elle. Amy resta pétrifiée de terreur quand ils poussèrent du coude son nouvel ami, et qu'ils bondirent littéralement dans la pièce. Deux des hommes se mirent en barrage face à Morphus, tandis que le troisième se précipitait vers elle. Il était grand. Énormément grand. Si elle n'avait pas été aux toilettes une heure auparavant, elle se serait certainement faite dessus. S'approchant d'elle, il lui maintenu brusquement les deux poignets au dessus de la tête, sans prendre garde au sang qui commençait à imbiber les bandages. Amy hurla, de peur, de douleur, et tenta de se débattre. Mais ce colosse était trop fort pour elle. Et, avec le manque d’exercice, ses muscles avaient tous fondus. L'ignorant superbement, il planta une seringue dans sa jugulaire. La soulevant par la taille, il la suréleva dans les airs, de façon à ce que leurs têtes soient à la même hauteur. La jeune femme hurla, et commença à se débattre. Elle pouvait voir qu'il souriait à ses insultes. Cela la rendait encore plus folle. Certains des bandages se déferrèrent. Ceux qui entouraient sa tête se décrochèrent carrément. Laissant voir son visage mutilé d'un seul coté, son absence de chevelure. Les plaies sur son bras gauche, et les cicatrices de ses jambes. À force de bouger, le produit injecté dans ses veines se rependit encore plus rapidement dans son organisme. Et bientôt, elle se sentit terrassée par un poids invisible, mais immense. Elle était consciente, mais n'avait pas la force de bouger. Elle ne ressentait pas la douleur, mais était sure que ses plaies étaient ré-ouvertes. L'armoire à glace lui apposa alors un protège dent, et la jeta sans ménagement sur son dos. L'action avait été rapide, moins d'une minute. Ils savaient ce qu'ils faisaient, c'était des professionnels. Amy était terrifiée.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 18:30
Deux, non, trois hommes entrèrent dans la pièce, me repoussant sans difficultés. Ils étaient impressionants, plus proches des ours que d'êtres humains. Je me retrouvais plaqué contre le mur, avec deux des agresseurs devant moi, et le troisième se précipitant sur la patiente. Après un instant d'hésitation et de réflexion, je me dis que ça ne vaudrait pas la peine de cacher mes talents à la jeune femme. Je n'avais certes pas la carrure pour les affronter de face, encore moins à deux contre un, mais j'avais l'effet de surprise. Ils ne savaient probablement pas qui j'étais et pensaient que je n'étais qu'un simple ami ou peut être son avocat. Ils me fixaient en souriant, me faisant comprendre tacitement de ne pas bouger. Le troisième luron était aux prises avec Mlle Brown, la violentant. Je me décidais d'agir.
La suite se déroula comme d'habitude. Mon entraînement à l'AEGIS m'avait transformé en bête sauvage dans ces situations. Tout aussi léthal, et tout aussi imprévisible. Mes actions n'étaient que purs réflexes, et la plupart du temps, mon esprit ne faisait que contempler de l'extérieur. Je faisais un pas un avant, et la danse mortelle commençait.
Le premier homme, un blond, que je nommais intérieurement Igor, possiblement en rapport avec son apparence qui me rappelait un russe, n'eu pas le temps de réagir. Je prenais son bras, me déplaçant d'un pas glissé dans son dos, et lui tordais, au point de presque le briser. Il tomba au sol, se mordant la langue et hurlant de douleur, et je lui assenais une tape au niveau de la nuque, suffisante pour le faire s'évanouir mais pas le blesser ou le tuer. Et de un.
Le deuxième n'avait eu qu'une ou deux secondes pour se préparer, mais il m'attendait déjà. Des professionnels, définitivement. Marco, l'air vaguement italien, avec sa fine moustache et ses cheveux frisés, me regardait, un air haineux dans les yeux, et prêt à en découdre. Il lança son poing en ma direction. Je me glissais tel un serpent en-dessous, passant outre sa garde, et lui décrochant un puissant crochet du droit dans le menton. Il recula un peu, titubant, mais se rétablit. Quand à moi, je m'étais fait mal au poing.

"Drôlement solide, par rapport à ton copain !"

Il ne me répondit pas, et tenta de m'attraper, se jettant contre moi. Je le laissais approcher autant que possible avant de me baisser et de lui donner un coup dans le genou, suffisament fort pour qu'il perde l'équilibre et me passe par dessus. J'utilisais mes mains pour lui donner un peu plus d'inertie, et il alla s'écraser contre la porte, face la première, retombant comme une masse, et ne se relevant pas. Il s'était probablement cassé le nez, et voyait maintenant 36 chandelles. Tant pis pour lui, même s'il était robuste, il n'avait qu'à être plus malin.
Je n'avais pas fait attention à la situation du coté du lit, et je m'y intéressais maintenant, voyant une aiguille dans la main de l'homme-ours, probablement le plus impressionant des 3, et Amy, sa peau brûlée apparaissant à moitié, et les bandages restant ensenglantés. Une partie en moi bouillonait de rage. Cet individu n'avait aucun respect pour elle, et même si je n'avais pas été très sympathique avec elle, je n'étais pas allé jusqu'à la blesser, ni la maltraiter. Cependant, je gardais mon calme, le regardant froidement, et l'apostrophant, alors qu'il se retournait, la jeune femme sur son épaule.

"Je te conseille vivement, mon ami, de la reposer immédiatement. Et aussi de te rendre. Tes copains n'ont pas voulu, et ils se retrouvent... comme tu peux les voir. Alors ?"

Il tiqua un peu, mais ne sembla pas décidé de m'écouter. Au contraire, il lâcha l'aiguille maintenant vide, et dégaîna un couteau qui était caché sous sa veste noire.

"Toi ! Vire de là ! J'ai pas le temps de me battre ! Surtout contre un blanc-bec"

Il cracha ces mots, comme des insultes. Je ne bougeais pas, évaluant la situation. Je risquais de blesser Mlle Brown si je ne faisais pas attention.

"Je t'ai dit de dé-ga-ger ! Espèce d'imbécile ! Si tu n'as pas bougé d'ici trois secondes, c'est la fille qui y passe !"

Il porta la lame proche de la gorge d'Amy. Un frisson glacé me traversa l'échine. Une poussée d'adrénaline aussi. Le temps sembla se distordre, mon corps bougeant lentement, et mon esprit fonctionnant à toute vitesse.
Là. Son poignet. Le tordre. Eviter le probable coup de couteau. Voilà. Il m'insulte. Je lui prend un doigt, le brise. Il hurle de douleur. J'en profite pour taper sur son poignet, le faisant lacher son arme, et un autre coup au niveau du plexus. Il se pliait en deux. Appuyant mes mains sur sa tête, je lançais mon genou en avant, lui défonçant le visage, et le renvoyant en arrière. Amy tombait. Je sautais au sol, ignorant la brute maintenant hors d'état de nuire, et me concentrait sur la réception, essayant de la faire la plus douce possible. Son corps qui était plus léger que ce que je pensais tombait lentement, appuyant peu à peu sur mes bras. Un instant plus tard, elle était arrêtée, hors de danger. Pour le moment.
Je la portais dans son lit, l'ignorant pour le moment, et poussant le bouton d'appel de l'infirmière. Je l'écraisais plusieurs fois, puis reportais mon attention sur elle.
Elle me regardait d'un air effarée, probablement pas habituée à voir quelqu'un de ma taille et corpulence se battre ainsi. Je souriais, et plaisantant, disais :

"3 secondes. Le temps qu'il me fallait pour vous sauver de ses griffes. Il avait bien compté, n'est-ce pas ?"

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Ven 20 Sep - 20:15
"Je te conseille vivement, mon ami, de la reposer immédiatement. Et aussi de te rendre. Tes copains n'ont pas voulu, et ils se retrouvent... comme tu peux les voir. Alors ?"


Amy resta la, sans réagir. Peu concernée par ce combat la dépassant. Son esprit était embrumée ne saisissait pas toute son importance, il se battait contre l'obscurité. Cherchant comment la contrer. Oui, la jeune femme était la sans vraiment l'être. Son corps, paralysé par le produit, ne pourrait de toute façon pas l'aider à se débarrasser du colosse.

"Toi ! Vire de là ! J'ai pas le temps de me battre ! Surtout contre un blanc-bec"

Blanc bec. Bec d'oiseau. Citronnelle. Son ancien perroquet. Elle l'avait dressé pour parler. Il connaissait plein de phrases. Il adorait Monseigneur, son ancien chien. C'était son père qu'il le lui avait offert. Pour ses quatorze ans. La jeune femme sentit son cœur se serrer. Mais étonnamment, elle n'était pas minée par la tristesse. Il devait certainement y avoir un produit euphorisant dans cette putain de seringue.

"Je t'ai dit de dé-ga-ger ! Espèce d'imbécile ! Si tu n'as pas bougé d'ici trois secondes, c'est la fille qui y passe !"

Dé-ga-ger. La façon d'on il parlait était marrante. Mais finalement, elle n'avait pas envie d'en rire. L'obscurité se faisait de plus en plus envahissante. La fatigue la gagnait. Non, elle ne pouvait se permettre de sombrer maintenant. Pas quand elle était sur l'épaule de cette brute sans cervelle. Elle devait résister. Résister. Le type porta un couteau sur sa gorge. Oh bah tient, l'obscurité allait finir par gagner en fin de compte. Game Over. C'était con, mais elle ne pouvait pas bouger. Tous ce qu'elle pouvait faire, c'était se résigner. Dommage. Elle avait encore tant de choses à faire. Puis soudain, elle se sentit tomber. Qu'elle était encore cette arnaque ?

"3 secondes. Le temps qu'il me fallait pour vous sauver de ses griffes. Il avait bien compté, n'est-ce pas ?"

Sans comprendre le pourquoi du comment, elle se retrouva saine et sauve par terre. Dans les bras de son nouvel ami. Comme si elle avait attendue d'être entre de bonnes mains pour céder à la noirceur du rêve. Amy s’évanouit dans ses bras. Elle ne reprendrait conscience que de longues heures plus tard.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 1:12
Elle ne semblait pas réagir. Je devais avoir rêvé son expression. Ou alors c'était la dernière qu'elle avait eu avant de s'évanouir. Je m'approchais d'elle, hésitant à la toucher et l'installer plus confortablement dans le lit. J'étais surpris, mais la drogue devait être plus effective dans son état. Je récoltais l'aiguille qui était par terre, et la cachais dans l'une des poches de mon manteau. Je me posais un peu enfin, m'installant au bord du lit, une main caressant doucement la joue d'Amy (j'avais osé la toucher, mais ce ne fut qu'un bref instant), et contemplant le "carnage" que j'avais fait.
3 hommes, 3 brutes qui auraient facilement pu me terrasser, si elles avaient été un temps soit peu plus intelligentes. Ils m'avaient sous-estimé, et en payaient maintenant le prix. J'étais un peu fatigué. Mon seul repas de la journée était un sandwich acheté en chemin, et la dépense d'énergie était largement plus importante dans ce cas. Je començais à avoir du mal à réfléchir. Il ne faudrait pas qu'il y ai un quatrième ours.
Heureusement, l'infirmière arriva, vite accompagnée d'un docteur, puis d'une véritable équipe médicale. Je lançais un dernier regard à la jeune fille que je venais de sauver, puis quittais la chambre, à regrets. Elle semblait néanmoins hors de danger. Et je reprenais peu à peu mon souffle et mon calme.
A peine avais-je passé la porte que la première infirmière, je supposais celle qui était en charge de Mlle Brown vint me trouver. Elle voulait savoir si j'avais un quelconque rapport avec les évènements. Je lui racontais rapidement l'histoire, omettant quelques détails. Elle semblait contente et me demanda si je prévoyais de rester dans le coin ou non. Je lui indiquais mon numéro personnel, lui disant de le donner à la patiente dès qu'elle se réveillerait, lui précisant de qui il venait. De plus, je lui demandais si je pouvais appeler une société de sécurité pour protéger la jeune fille. Elle aquiesça, au vu de la situation, et tant qu'une situation plus définitive ne s'était pas présentée. Je soupirais, lui souriant doucement et la remerciant.
Je pourrais la protéger. Un petit coup de fil, et chaque heure, chaque jour, les meilleurs de New York se relairaient pour empêcher toute personne non autorisée à passer de l'approcher. J'étais presque content de la situation. J'en oubliais presque son état, à nouveau critique, selon les médecins. De mal en pis ? Ou peut être une occasion de lui donner du répit ? Quoiqu'il en soit, je repartais doucement de sa chambre, me tenant contre le mur, incapable de rester debout et de réfléchir, épuisé, pâle et mal en point. Une infirmière m'approcha, et je lui répondais que tout allait bien, que c'était juste un coup de barre passager.
Je rentrais à l'appartement que j'occupais difficilement, en ayant payé un taxi, et je m'affalais dans l'entrée, sur le tapis moelleux.

"A peine une demi-journée de passée... et je suis déjà mort... quelle vie pourrie ! Mais je l'aime... je dois vraiment être maso !"

Je riais intérieurement, je rassemblais mes dernières forces pour aller jusqu'au lit et faire une sieste de plusieurs heures.

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 1:56
Amy se réveilla dans sa chambre d'hôpital. Une infirmière finissait de poser les poches contenant le liquide servant à la guérir. Une peur panique agitait son corps. Incapable de bouger, elle du attendre de longues minutes avant de pouvoir à nouveau cligner des yeux. Et même après avoir retrouvée le contrôle de son corps, l'angoisse ne la quittait pas. Elle avait été agressée ici. Elle n'était plus en sécurité. Deux policiers attendaient visiblement son réveil, assit dans les fauteuils. Quand ils virent ses paupières ouvertes, se précipitèrent sur elle. Ils voulaient sa version des faits, sa déposition. Après une longue heure d'interrogatoire épuisante. Ils se décidèrent enfin à la lâcher. Fatiguée, elle n'arriva pourtant pas à trouver le sommeil. Même si les deux policiers montaient la garde devant sa porte, elle ne pouvait pas se sentir rassurée. Amy regarda de longs instants par la fenêtre de l'hôpital, sans penser à rien d'autre qu'aux troublants évènements qui s'étaient déroulés tous aux long de cette journée. Puis la jeune femme remarqua que ce n'était pas sa chambre,en effet, de la fenêtre, la vue sur l' extérieure était différente. Elle avait du être changée de chambre après l'attaque.

Amy pressa le bouton pour appeler les infirmières. Elle ne voulait pas rester ici. En entrant, la quadragénaire lui tendit une carte pour qu'elle puisse la lire. C'était celle de son nouvel ami. Revenant à ses pensées, la jeune femme lui expliqua qu'elle refusait de rester dans cet hôpital. Elle voulait signer une décharge pour sortir. Quitte à faire venir à elle des aides soignantes. L'infirmière, visiblement gênée, lui demanda alors à qu'elle adresse elle comptait séjourner. Elle n'avait pas pensée à cela. C'était vrai qu'elle était sans abris maintenant. Et qu'elle n'avait personne vers qui se tourner. Que faire. Que faire, que faire, que faire. La carte de visite bien sur. Elle demanda qu'on passe un coup de téléphone à Morphus. Ce qu'elle allait faire n'était pas recommandable. Mais elle n'avait pas le choix. Elle devait faire confiance en cet inconnu. Oh et puis de toute façon, les flics allaient faire le pied de grue devant sa maison de toute façon.

«  Allo monsieur Morphus. Votre amie nous as dit que vous étiez d'accord pour venir la chercher. Non monsieur, elle insiste pour que ce soit dans les plus brefs délais.  »

Sans perdre de temps. Amy fit passer des coups de téléphones à des gardes du corps. Pas ceux qu'il lui avait recommandé. Elle n'était pas folle non plus. Puis appela aide soignantes et infirmières, les invitant à se rendre directement sur place. La ou tous leurs contrats seraient signés. Non, elle ne manquait assurément pas de culot.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 11:17
Cela faisait une petite semaine que je n'avais plus eu de nouvelles de Mlle Brown, et elle m'était presque sortie de la tête. Presque, parce que je m'inquiètais encore de sa situation. Elle avait l'air d'être la personne parfaite pour reprendre le poste de Plaguebearer, et je ne pouvais pas la laisser m'échapper. Alors que j'étais en train de me préparer à aller me prélasser dans ma salle de bain après une séance de sport, je reçu l'appel.

"Allo M. DelaStrada. Votre amie nous as dit que vous étiez d'accord pour venir la chercher. Non monsieur, elle insiste pour que ce soit dans les plus brefs délais."

Apparemment, elle avait décidée de bouger. Pour aller où, je n'en avais aucune idée. Et quand à ses soins, je supposais qu'elle allait demander une aide médicale à domicile.
Je réfléchissais alors que je conduisais la voiture que j'avais récupérée au garage, et je me demandais ce qu'elle avait en tête. Certes, elle avait encore une fortune à sa disposition, mais elle n'avait plus nulle part où aller. Elle ne pourrait pas louer ou acheter un appartement en un claquement de doigts, à cause de toutes les embrouilles administratives. Elle semblait donc coincées à vivre dans un hôpital, ou chez quelqu'un... chez quelqu'un ?! L'idée me frappa un instant, mais je la repoussais. Pas question qu'elle vienne habiter dans mon appartement, quelques soient ses arguments.
Alors que j'arrivais à l'hôpital, je remarquais une voiture de police stationnée à quelques mètres de là, avec deux hommes dedans, apparemment discutant de la pluie et du beau temps. Je savais qu'ils poursuivraient quiconque leur semblait suspect, ou représenter un danger pour la personne qu'ils protégeaient. Je me stationnais, et allais jusqu'à l'accueil. Alors que j'allais me diriger jusqu'au premier étage, l'infirmière m'apostropha, me demandant qui je venais voir. Elle m'expliqua alors qu'elle avait changée de chambre. Elle était désormais au troisième, et dans une chambre située dans un endroit où les infirmières passaient régulièrement. Elle m'expliquaient aussi que des policiers étaient devant sa porte, et que je devrais expliquer ma raison pour la voir.
Rien de bien grave, on m'avait appelé pour la voir. Je montais donc les 3 étages, tout en repensant aux évènements de la semaine dernière. Elle avait été dans un état que je qualifierais d' "hors de ce monde" quasiment tout le temps. Pauvre Amy. La vie ne lui faisait vraiment pas de cadeau en ce moment. Les policiers me reconnurent, ayant eu ma description par l'une des aides-soignantes, probablement. Ils ne me demandèrent pas ma version des faits, l'ayant déjà peut être entendue par l'intermédiaire de la femme à qui j'avais parlé. Et ils me laissèrent rentrer sans aucun problème.
Elle était allongée sur le lit. Si je ne m'avançais pas trop, elle était dans un état encore pire que la semaine dernière, avant l'attaque. Elle avait de nouveau ses bandages, et semblait encore moins apte à se mouvoir. Je m'approchais d'elle silencieusement et m'installait au bord de son lit, attendant qu'elle me remarque. Ce ne fut pas si long que ça, vu que j'étais plongé dans mes pensées.

"Bonjour, Mlle Brown. Comment allez vous ? Vous n'êtes pas obligée de répondre si vous ne le voulez pas. On m'a fait comprendre que vous vouliez vous enfuir d'ici sur le dos de mon cheval ? Blague à part, vous voulez quittez l'hôpital ? Pour aller où ? Vous avez besoin d'aide pour trouver un endroit où vous poser ? Ou pour les soins ou la protection ? Quand au transport... il est prêt. Dès que vous le sentez, je vous emmène loin d'ici. Tant que vous avez une destination."

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 14:06
"Bonjour, Mlle Brown. Comment allez vous ? Vous n'êtes pas obligée de répondre si vous ne le voulez pas. On m'a fait comprendre que vous vouliez vous enfuir d'ici sur le dos de mon cheval ? Blague à part, vous voulez quittez l'hôpital ? Pour aller où ? Vous avez besoin d'aide pour trouver un endroit où vous poser ? Ou pour les soins ou la protection ? Quand au transport... il est prêt. Dès que vous le sentez, je vous emmène loin d'ici. Tant que vous avez une destination."

Orm cligna des yeux. Puis les dirigea vers le combiné du téléphone. Trois bonnes minutes de silence vide et oppressant plus tard, celui ci se mit à sonner.

« Mademoiselle Brown ? J'ai trouvée exactement ce que vous cherchiez. Une location sur Barcket street. Un appartement F3 meublé. Les papiers sont signés. Quand pouvez vous venir ?

Elle laissa à Morphus le soin de répondre. Après tous, sa libération dépendait de lui. Un médecin entra peut de temps après dans la pièce, et tendit des papiers à son nouvel ami. Il semblait furibond.

« Je suis contre cette idée. Mademoiselle Brown est trop faible pour se déplacer. Je sais que vous vous portez garant mais … »

Il soupira longuement et répit

« Une ambulance est apprêtée. Quand les décharges seront signées, elle pourra s'en aller. »

Il s'éloigna. Et sitôt fut t' il partit q' Amy enchaîna, en murmurant.

«  Il ne faut … pas que ça se sache. Gardez l'anonymat... pour trouver le coupable. Discrétion. Police, hôpital, témoins. Combien voulez vous pour les faire taire ?  »

SSon instinct lui disait qu'il valait mieux que les autorités lâchent l’affaire. Que les médecins oublient tous cela. Pourquoi ?Elle ne savait pas.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 14:31
Elle détourna le regard après mon monologue, et fixa son téléphone. Elle semblait attendre quelque chose, le regard un peu perdu dans le vide. Le silence s'installa, et perdura pendant quelques minutes. Elle devait être vraiment mal à l'aise. Et peut être impatient. De partir. Et que je la laisse. Le combiné sonna, et je le décrochais.

"Mademoiselle Brown ? J'ai trouvée exactement ce que vous cherchiez. Une location sur Barcket street. Un appartement F3 meublé. Les papiers sont signés. Quand pouvez vous venir ?"

Agence immobilière. Elle avait prévu le coup. Intelligent, jeune femme. Je répondais, me présentant comme un de ses amis, et demandant quelques détails. De quand l'appartement datait-il ? Quand étaient-ils aller pour la dernière fois dans celui-ci ? Etait-il facile d'accès ? Elle avait bien choisi. Un appartement récent mais pas trop, avec un seul moyen d'y accéder : l'entrée principale, qui était une sorte de couloir. Facile à défendre. Elle devait inconsciemment chercher à se protéger, ou alors elle l'avait spécifié.
Je raccrochais, souriant à Mlle Brown et lui faisant un clin d'oeil.

"Excellent choix, je suis sûr que vous allez apprécier cet endroit."

Elle garda le silence, qui fut rapidement rompu par une tornade. Enfin, plus exactement, le médecin en charge de ses soins qui était furieux contre moi, et toutes les personnes qui voulaient la retirer de l'hôpital.

"- Je suis contre cette idée. Mademoiselle Brown est trop faible pour se déplacer. Je sais que vous vous portez garant mais …
- Ne vous inquiétez pas. Elle aura les meilleurs soins disponibles, et je ne vous ferrais pas de mauvaise publicité, malgré le fait que vous vous considéreriez comme l'un des meilleurs hôpitals de NY, et le plus sécurisé."

Ma réplique fut cinglante, et il soupira longuement. Je n'étais pas en colère, mais le fait de faire de la publicité mensongère telle que celle là avait faillit coûter la vie à une jeune fille... voire bien pire, mais je ne préfèrais pas y penser.

"Une ambulance est apprêtée. Quand les décharges seront signées, elle pourra s'en aller."

Je signais les papiers, le remerciant et le congédiant, après lui avoir expliqué qu'il était probable que je lui demande encore un peu d'aide, concernant le dossier médicale de la jeune femme et possiblement le suivi médical au début. Il sortit, encore en colère, mais contenue, cette fois, ainsi que très las et résigné. Je n'avais pas marchandé, et il savait qu'il n'y avait rien à faire. C'était plus la décision d'Amy que la mienne.

"Il ne faut … pas que ça se sache. Gardez l'anonymat... pour trouver le coupable. Discrétion. Police, hôpital, témoins. Combien voulez vous pour les faire taire ?"

Je regardais la demoiselle qui venait de parler, surpris. Elle s'était sans doute forcée pour prononcer ces mots, et semblait être en souffrance. Mais je lui souriais doucement, et riant intérieurement, lui parlais chaleureusement.

"Ne vous inquiètez pas pour ça. Vous n'avez pas du le voir beaucoup, mais j'avais mis 3 colosses à terre. J'aime bien ma liberté, et passer ma semaine au poste de police à m'expliquer n'est pas vraiment ce que j'apprécie. Les policiers qui sont venu, et qui vous ont protégée et interrogée sont de vieilles connaissances. Non, ne vous inquiètez pas, je ne les "contrôle pas". Ils me devaient juste un service. Et aussi, l'hôpital a été largement rémunéré pour étouffer l'histoire. Quand aux témoins... il n'y en a pas eu beaucoup en dehors de vous et moi, ainsi que le personnel médical. Les 3 hommes sont en prison maintenant, sous prétexte d'une agression d'une vieille femme dans la rue. Encore un service rendu par les policiers. Ne vous inquiétez pas, vous n'avez rien à craindre, et vous êtes intraçable. Tant que personne ne remonte jusqu'à moi. Et personne n'y arrivera. De plus, l'agence immobilière que vous avez appelée. J'aimerais avoir son nom. Pour la même chose. J'espère que ma façon de faire vous convient ? Parce que je n'en changerais pas."

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 15:11
"Ne vous inquiètez pas pour ça. Vous n'avez pas du le voir beaucoup, mais j'avais mis 3 colosses à terre. J'aime bien ma liberté, et passer ma semaine au poste de police à m'expliquer n'est pas vraiment ce que j'apprécie. Les policiers qui sont venu, et qui vous ont protégée et interrogée sont de vieilles connaissances.

A ces mots, Amy ouvrit grand les yeux. Mais il ne lui laissa pas le temps de parler, déjà, il cherchait à la rassurer.

Non, ne vous inquiètez pas, je ne les "contrôle pas". Ils me devaient juste un service. Et aussi, l'hôpital a été largement rémunéré pour étouffer l'histoire. Quand aux témoins... il n'y en a pas eu beaucoup en dehors de vous et moi, ainsi que le personnel médical. Les 3 hommes sont en prison maintenant, sous prétexte d'une agression d'une vieille femme dans la rue. Encore un service rendu par les policiers. Ne vous inquiétez pas, vous n'avez rien à craindre, et vous êtes intraçable. Tant que personne ne remonte jusqu'à moi. Et personne n'y arrivera. De plus, l'agence immobilière que vous avez appelée. J'aimerais avoir son nom. Pour la même chose. J'espère que ma façon de faire vous convient ? Parce que je n'en changerais pas."

Amy se permit de fermer les yeux et de souffler un peu, rassurée. Tous était arrangé, elle allait pouvoir enfin quitter cet ignoble endroit. Mais à peine eu t' elle le temps de se faire à cette idée que le téléphone sonna une seconde fois. Intriguée, elle fit signe à Morphus de mette le haut parleur.

« Oui bonjour mademoiselle Brown ? Je suis le notaire de feu votre père, nous avons procédés à la lecture du testament il y a une neuf jours … saviez vous que celui ci vous avait léguer des biens ? J'ai récemment apprit que vous étiez sortie du comas, et que vous alliez sortir sous peu. Aussi je vous téléphone pour que vous puissiez le plus rapidement possible les récupérer. Quand pourrions nous nous voir ? Oui … c'est assez … urgent. Il se trouve que l'un des biens qu'il vous à légué se trouve … à la fourrière municipale... Euh, en effet mademoiselle Brown, c'est un animal. Aaah, je suis désolé, pourrions nous nous parler plus tard ? Pouvez vous passez demain à mon cabinet, voici l'adresse. Pourriez vous me donner un numéro ou vous joindre ?

Il raccrocha rapidement, la laissant seule avec ses pensées. Un animal ? Pourquoi donc. C'était étrange que son père prenne des initiatives sur ce point la. Peut être étais ce un animal qu'elle avait auparavant demandée ? Mais rien ne lui venait à l'esprit. Des médecins la mirent prudemment sur un brancard, avant de l'emmener dans une de leurs ambulances. Solidement attachée, elle ne ressentait pas les aléas de la route. Trop occupée par ses pensées, elle n'y fit pas non plus attention. Quel genre d'animal pouvait t' il lui avoir légué ? Les singes était interdits, à l'instar de tous leurs copains exotiques. Ce ne pouvait donc être que quelque chose de commun.

Les animaux pouvaient transmettre des maladies, ses médecins n'accepteraient jamais de l'accueillir chez elle. Arrivée devant la maison, elle fit un effort pour la contempler du mieux qu'elle pouvait. Vu qu'elle n'allait pas sortir de sa chambre avant plusieurs mois...

[encore plus pourri que le précédant >w< désolée]


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 18:27
Le coup de fil était étrange. J'avais donné mon numéro, sachant que j'allais sans aucun doute m'occuper encore quelques temps de la jeune fille, et que je serais en contact régulier avec elle. J'étais perplexe, vu la manière dont le notaire avait parlé. Il semblait stressé et pressé. Comme s'il voulait à tout pris se débarasser de l'affaire. Je regardais Amy. Devais-je lui demander la permission d'aller voir l'homme ? Ou prendrais-je la décision seul ? Je décidais d'attendre le lendemain, où je retournerais la voir, et ferrais mon choix à ce moment. Avec son accord ou non. Vu la manière dont les personnes qui lui voulaient du mal l'avaient retrouvée, je supposais qu'il faudrait que je limite les traces de son passage encore plus que ce que je faisais habituellement pour moi.
Je suivais les infirmiers jusqu'à l'ambulance, la regardant monter à l'intérieur et lui faisant un petit signe avant de partir. Je les suivis cependant de loin dans ma voiture. Et j'observais pendant un moment le manège qui se déroulait pour la faire monter à son appartement. Je restais un peu plus longtemps, en train de réfléchir, surveillant la rue. Je passais un rapide coup de fil à une informatrice que j'avais dans le coin, lui demandant si elle pouvait passer dans la rue et surveiller l'immeuble de la jeune fille régulièrement. Je lui proposais de se revoir dans un petit restaurant que je connaissais près de chez moi pour lui "payer" ce service. Elle aquiescait, mais insistait sur le fait de poser la date. Je ne pouvais pas lui refuser ça.
La nuit commençait à tomber, et je décidais de rentrer chez moi, considérant Mlle Brown en sécurité. Je roulais lentement, contemplant la nuit s'installer peu à peu dans la ville. Tout s'illuminait, et une sorte de pulsation régulière apparaissait dans les rues. Le coeur de NY la faisait battre, et les centaines de milliers de personnes étaient le "sang", qui circulait sans cesse. Je souriais doucement. Il y avait deux types de personnes à NY. Ceux qui, comme la plupart, évoluaient dans le flot commun. Et ceux qui, comme moi, évoluaient dans une circulation parallèle. Et bien plus sombre. Mais aussi bien plus excitante, et où on se sentait vraiment vivre. Je me préparais à passer ma soirée en solitaire, arrivant à mon appartement lorsque j'aperçu quelqu'un attendant devant mon immeuble.
Je fus choqué de reconnaître Plaguebearer. Il ne sortait quasiment jamais. Et à chaque fois, c'était avec une très bonne raison. Je supposais qu'il me cherchait. Je me garais dans la rue, et descendais de la voiture lentement, récupérant l'arme qui était dans la boîte à gants. Chargée et prête à l'emploi. Je la glissais dans mon pantalon, en dessous de ma veste. Si Plague était là, il y aurait peut être du grabuge.

"- Hey, Shade ! Qu'esse t'a foutu ?! J't'ai dit de pas aller la voir ! T'es un enfoiré ! T'écoutes personne, sauf toi, et un jour, tu t'ferras buter à cause d'ça. T'm'as fait peur, quand j'ai appris c'qui c'était passé à l'hosto.
- Comment l'as-tu appris ? J'ai étouffé toute information sortante.
- Man. Les caméras d'surveillance. T'y as pensé ?"

Je me frappais mentalement. Le système de surveillance. Je n'avais rien fait pour effacer les traces vidéos. Les patrons des brutes pouvaient être en train de me traquer en cet instant. Ou ils savaient qu'elle n'était plus à l'hôpital. Je devais régler ça tout de suite.

"- Mec, t'es vraiment pâle. T'es sûr que tu vas bien ?
- Plague, je ne peux pas vraiment maintenant. J'ai quelque chose de très important à régler. Tout de suite.
- Si tu veux aller effacer les traces sur les vidéos, t'inquiète pas, c'est fait. J't'ai couvert. 'Fin, surtout la gamine.
- Tu pouvais pas le dire avant ? Tu m'as fichu une peur bleue !
- Bah, c'était le but. T'es pas encore apte à faire tes missions seul, man. T'es trop distrait. Et puis ta fâcheuse tendance à jouer au héros et en faire trop te mettra dans de sales draps un jours.
- Je sais, Plague. Pas la peine de me rappeler ce que tu me dis depuis que nous nous sommes connu... Et sinon... tu es ici pour me faire peur, c'est tout ?
- Non, man. J'v'nais t'dire que j'allais comencer à entraîner la gamine dès que tu'm'donnes le feu vert pour aller squatter chez elle.
- Tu es sûr qu'elle t'acceptera ? Elle est vraiment méfiante. Elle a eu du mal à me faire confiance. On va dire que j'ai du tabasser trois colosses pour qu'elle y arrive.
- Bien sûr, Shade. Elle n'aura pas le choix... et j'ai quelque chose d'alléchant à lui proposer... Autre que mon corps.
- Si tu le dis. Bon. Je te paye un verre, ou je monte me coucher chez moi ?
- D'après toi, mec ? Cette info, ça me vaut bien une soirée de beuverie au crochet de ta bourse !"

Je souriais. Toujours le même. Il semblait vivre dans son monde, ne se souciant jamais des risques ou de ce que pensait les autres. Je l'invitais à monter dans la voiture et me dirigeait vers la partie nocturne de la ville, en discutant avec lui.

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 21:19
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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 21:25
Il s’appelait Estompe. C'était un chien prétendu Akira Inu. Une race exotique, si l'on en croyait le type qui le gardait auparavant.  Déjà sevré, il ne semblait pourtant pas tous à fait adulte. Confiné dans le jardin, par peur qu'il n’aggrave le cas de sa maîtresse. Il passait son temps à aboyer et la nuit, hurlait à la mort. Il ravageait le jardin, et détruisait tous les jouets qu'on pouvait lui donner. Amy avait de plus en plus de mal à le supporter. Cela ne faisait même pas deux jours qu'elle était dans cette maison, et déjà, l'envie de se taper la tête contre les murs la taraudait. Ce stupide cabot la rendait folle. Si son père ne le lui avait pas léguer, elle l'aurait déjà rendue au chenil. Pourquoi l'avait t' il fait d'ailleurs ? Le colis piégé était en plus livré avec tous les accessoires. Panier, colliers et produits d’entretiens. Avec le coffre fort, les parchemins et les livres, c'était les derniers objets encore intacts de son ancienne vie qu'elle possédait. Le reste de se qu'il avait légué était partit en fumée avec sa maison.

Amy ne pouvait pas le détester. En même temps, cette boule de poil était adorable, caractérielle certes, mais adorable. Elle devait composer avec. Ce qui était triste, c'est qu'elle ne pouvait même pas l'approcher. Juste l'observer du haut de sa fenêtre. Maria la sortie de ses songes. Cette bonne femme, c'était une aide soignante. Constamment avec elle, elle répondait à ses demandes avec plus ou moins de flegme . C'était bien mieux qu'a l' hôpital. Même si Amy pouvait maintenant bouger - à peut près - ses bras sans avoir mal, se déplacer était hors de question. En trois mois, son tronc s'était à peu près remis. Mais ses jambes, elles, étaient plus gravement touchées. Grâce aux exercices de rééducation, les progrès étaient pourtant visibles. Et la jeune femme caressait l'idée d'une rémission rapide.  

Soudain, quelqu'un toqua à la porte. La jeune femme ne le connaissait pas. Mais il ne lui inspirait pas du tous confiance. Amy fronça les sourcils, ou étaient ses gardes du corps ? Les avaient t' ils mit hors d’état de nuire ? Il n'en avait pourtant pas la corpulence. Les policiers eux, étaient déjà corrompus par Morphus, alors pourquoi ne le seraient t' ils pas par un autre type ? Derrière lui pourtant, elle reconnue celui qui, quelques jours auparavant, l'avait sauvée. Et qui lui, lui méritait amplement sa confiance. Les battements de son cœur s'apaisèrent, elle était maintenant sure qu'ils n'étaient pas des ennemis. Maria s’inclina brièvement avant de sortir de sa chambre. Après de longues minutes ou personne n'osait parler, Amy se décida à rompre le silence.

« Bonjour, et bienvenu dans la modeste demeure »

Elle en avait rajoutée des tonnes, adoptant un ton mielleux qui supposait que non, cette baraque n'était pas du tous modeste. Ce qui était le cas. Au vu de ce qu'elle avait pu entre apercevoir.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Sam 21 Sep - 23:38
(Contemplons les erreurs qu'amènent le fait d'avoir des DC /O/)

Mlle Brown nous accueillit dans sa chambre, quelques jours après qu'elle n'ait déménagé. Elle était claire, avec une tapisserie de couleur chaleureuse, et les meubles étaient anciens. Je remarquais en particulier une vieille malle qui ressemblait à un trésor de pirate, et souriais. Sa chambre était bien plus agréable que l'hôpital. Il y avait aussi une femme d'âge mûr avec elle, probablement son assistante ou une infirmière, qui s'excusa et sortit lors de notre entrée. Plague était un peu mal à l'aise, il n'avait pas l'habitude de sortir, et encore moins dans des lieux inconnus. Les seuls endroits qu'il fréquentait possédait souvent plusieurs points avantageux, et beaucoup d'obscurité. D'où le mal qu'on avait eu à trouver un bar quelques jours auparavant. J'avais l'habitude, car j'appréciais aussi ce genre d'endroit, même si ce n'était pas compulsif pour moi. J'aimais aussi ce genre d'endroits. Sympathique, chaleureux et douillet.
Je prenais la parole avec que Plague n'use de son tact légendaire, c'est à dire inexistant.

"Bonjour, Mlle Brown. J'espère que vous allez un peu mieux. Je sais que c'est un peu... surprenant que j'amène quelqu'un avec moi... et de plus une personne telle que celle-là..."

Plague me lança un regard noir, mais je lui souriais. Il savait que, vu son apparence, il passait mal dans une maison de ce genre. Le style industriel convenait plus aux bas-fonds. Mais c'était son genre. Il sortait souvent avec un masque à gaz et parfois avec une combi moulante qui ressemblait à une armure. C'était son monde, et il s'y plaisait. Je ne pouvais rien y redire, et ce n'est pas pour autant que je ne l'aimais pas. Je l'appréciais même plutôt pas mal, vu qu'il avait un humour décapant, et l'habitude de parler franchement. Même si j'espérais qu'il aurait un peu de tact, et qu'il "ometrait" la vraie raison de sa présence ici.

"Donc... je disais, cet inconnu ici présent, un peu spécial comme vous pouvez le voir (un autre regard), se fait appeler Plaguebearer. Il n'aime pas donner son nom, donc c'est ainsi qu'il faudra lui parler, ne vous en déplaise. Pour faire court, vous pouvez dire PB ou Plague. Cet homme est ici pour une raison et une seule, et il va vous l'expliquer."

Je me reculais, laissant la jeune femme l'observer plus attentivement, et forçant ainsi Plague à se mettre en avant. Ils passeraient beaucoup de temps ensemble à partir de maintenant. Et il devrait gagner sa confiance. Il fallait commencer dès maintenant.

"Heu... Bonjour Mademoiselle... J'suis... Je m'appelle Plaguebearer. J'aime pas vraiment mon prénom... donc c'est comme ça qu'on m'appelle. Et du coup... je... j'ai entendu parler de votre histoire... N'en voulez pas à Sh... à M. DelaStrada. Je l'ai découvert seul. Vous voyez... je suis ce que l'on nomme un hacker."

Voilà. Il était lancé. A partir de maintenant, ce serait impossible de l'arrêter avant qu'il ait fini son discours. Et c'était tant mieux. Amy aurait tous les élèments que je voulais qu'elle ait pour décider. Et il y avait de fortes chances qu'elle dise oui.

"Non, pas un hacker comme ces gamins de 14 ans qui décide d'attaquer le site de leur lycée, ou je ne sais quelle autre stupidité. Moi, je m'infiltre, je détourne les informations, je les réutilise. Un vrai hacker n'a aucune intention de détruire. Tout ce qu'il veut, c'est prendre possession. Et j'ai pris possession de quelque chose qui pourrait vous intéresser. Ca concerne votre père... Et je pourrais vous le donner. Mais à une condition. La personne qui m'a fournit cette information... m'a demandé de vous former. De faire de vous une hackeuse. Vous n'aurez pas besoin de bouger beaucoup, et je vous apporterais le matériel. Est-ce que ça vous intéresse ?"

J'observais les réactions de la jeune femme. Et j'attendais un tas de questions. Je devrais peut être répondre à la place de Plague, vu qu'il pourrait ne pas tenir sa langue. Je lui posais la main sur l'épaule, et alors qu'il se retournait, hochais la tête en lui souriant.

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Dim 22 Sep - 0:36
"Bonjour, Mlle Brown. J'espère que vous allez un peu mieux. Je sais que c'est un peu... surprenant que j'amène quelqu'un avec moi... et de plus une personne telle que celle-là..."

Amy tourna la tête vers la seconde personne. En effet, elle semblait … tous droit sortie d'un autre monde. Grande, maigre. Portant un masque à gaz sur le visage. Arborant fièrement des rajouts de cheveux couleur fluo. Des chaines, des pics partout. Bon dieu, ou avait t' il choppé un type pareil ? La jeune en resta pétrifiée. Non pas de peur, mais de fascination. Cet homme était une créature exotique, un oiseau rare qui venait de se poser sur le rebord de sa fenêtre. Elle le contemplait tous son saoul. Cherchant à comprendre ce qu'un tel style pouvait cacher.

"Donc... je disais, cet inconnu ici présent, un peu spécial comme vous pouvez le voir, se fait appeler Plaguebearer. Il n'aime pas donner son nom, donc c'est ainsi qu'il faudra lui parler, ne vous en déplaise. Pour faire court, vous pouvez dire PB ou Plague. Cet homme est ici pour une raison et une seule, et il va vous l'expliquer."

Amy hocha prudemment la tête, l'invitant à parler. Morphus se recula alors, lui laissant la place. De la ou elle était, la jeune femme ne pouvait apercevoir que ses yeux. Ils ne semblaient pas empreints de cruauté, au contraire même, on pouvait y lire une certaine douceur. Mais sans le reste du visage, il était dur de vraiment juger. Ce n'était peut être qu'une illusion.

"Heu... Bonjour Mademoiselle... J'suis... Je m'appelle Plaguebearer. J'aime pas vraiment mon prénom... donc c'est comme ça qu'on m'appelle. Et du coup... je... j'ai entendu parler de votre histoire... N'en voulez pas à Sh... à M. DelaStrada. Je l'ai découvert seul. Vous voyez... je suis ce que l'on nomme un hacker."

Un hackeur ? Ici ? Mais que voulait t' il ? Lui vendre des pseudos renseignements ? Non, c'était un ami de Morphus. Si ce dernier avait confiance en lui, c'était qu'il y avait une raison. Elle hocha encore la tête, l'invitant à continuer.

"Non, pas un hacker comme ces gamins de 14 ans qui décide d'attaquer le site de leur lycée, ou je ne sais quelle autre stupidité. Moi, je m'infiltre, je détourne les informations, je les réutilise. Un vrai hacker n'a aucune intention de détruire. Tout ce qu'il veut, c'est prendre possession. Et j'ai pris possession de quelque chose qui pourrait vous intéresser. Ca concerne votre père... Et je pourrais vous le donner. Mais à une condition. La personne qui m'a fournit cette information... m'a demandé de vous former. De faire de vous une hackeuse. Vous n'aurez pas besoin de bouger beaucoup, et je vous apporterais le matériel. Est-ce que ça vous intéresse ?"

Orm éclata de rire. La première fois depuis son réveil. Cette blague était trop bonne, vraiment, ce Morphus était un comique. Si la douleur dans son torse n'avait pas été aussi intense, elle aurait continuée ainsi pendant longtemps. Toussant elle reprit, plus sérieuse. Mais cette fois ci avec un petit sourire collé sur le visage.

Allons bon. Cette blague était tordante, vraiment. Ce qu'il ne faut pas inventer quand même. Elle est cool votre vie, pour perdre ainsi votre temps. Oui, vous êtes un hackeur, vous possédez des informations sur mon père. Mais oui, et moi je suis qui ? Le pape ?

Elle changea soudainement de ton. Ça y est, elle était énervée.

Allez raconter vos salades à quelqu'un d'autre. De préférence, quelqu'un qui y croit. Morphus, et dire que je vous croyais mon ami. Sortez de ma chambre. Immédiatement. Sortez tous les deux. Ou j'appelle les gardes du corps.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Dim 22 Sep - 3:23
Elle me riait au nez. Elle nous riait au nez. Quelle idiote. Ne comprenait-elle donc rien ? Vraiment, certaines fois, elle m'énervait. Incapable de voir plus loin que le bout de son nez. J'essayais de l'interrompre, mais rien à faire. Elle s'énervait, et ne voulait rien savoir.

"Allez raconter vos salades à quelqu'un d'autre. De préférence, quelqu'un qui y croit. Morphus, et dire que je vous croyais mon ami. Sortez de ma chambre. Immédiatement. Sortez tous les deux. Ou j'appelle les gardes du corps."

Quelle peste. J'étais presque tenté de l'écouter, et de partir, de ne plus revenir, et d'attendre de la voir se faire tuer. Car ça arriverait, si elle restait seule. J'étais aussi très tenté de lui cracher la vérité à la face, mais je ne devais pas. Et la première solution lui aurait trop fait plaisir. Je décidais donc de garder un calme apparent, indiquant à Plague, qui bouillonait de rage, de se taire et de me laisser faire.

"Mlle Brown. Non, écoutez moi. Ne m'interrompez pas. Ce sera peut être les derniers mots que vous entendrez venant de ma part. Premièrement. Appelez vos gardes. Je pense qu'ils ne seront pas bien utiles face à moi. Et mon ami est au moins aussi doué que moi (c'était un mensonge, il n'était que moyennement bon à la boxe thaï). Ensuite, je ne pense pas que vous puissiez rire de la proposition qui vous est faites. Vous n'êtes pas en position pour. C'est du 100% gagnant pour vous. La formation par l'un des plus grands experts informatique de notre époque, et des informations, qui même si elles sont érronées, valent leur pesant d'or. Enfin, j'ai eu loisir de contrôler ces informations. Votre père est mort à cause d'une balle dans la tête. 9 mm, tiré à bout portant, probablement arme silencé, point d'entrée : tempe, pas de point de sortie, renforçant l'idée que les balles étaient subsoniques. De plus, il avait d'abord été torturé. Plague vous propose une chose simple. Un moyen de remonter la piste de ceux qui ont fait ça. C'est comme vous le souhaitez, je suis sûr que les personnes qui vous en veulent seraient aussi très contents d'apprendre votre lieu de résidence. Je vous laisse une dernière chance. Si d'ici les 5 secondes suivantes, vous n'avez rien dit, je disparaîtrais de votre vie. A jamais. Et il est probable que vous disparaissiez simplement de ce monde d'ici moins d'une semaine. Non non, pas par ma faute. Juste parce que la moitié de la ville vous surveille et vous protége par l'intermédiaire de ma personne. Alors utilisez votre cervelle !"

Je me retournais, regardant Plague, qui me fit un signe de tête, aquiescant, et qui ouvrait déjà la porte, se préparant à partir. Il passait la porte, alors que je lançais un dernier regard à la demoiselle.

"Adieu, Amy. Ce fut un plaisir de te connaître. Amuse toi le peu de temps qu'il te reste."

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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Dim 22 Sep - 17:07
Amy sentit son cœur se serrer. Les larmes lui montèrent aux yeux. Sa voix tremblait quand elle les intercepta.

- Chercher vous à me faire peur Monsieur DelaSatra ? Mon père, mon pauvre père, à été torturé avant d'avoir été tué. Pourquoi ? Le savez vous ? Non, vous n'avez que des pistes. Et vous voulez me vendre ces pistes. Vous me demandez de vous faire confiance mais comment le pourrais je. Comme vous me l'avez si bien décrit, tous autours de moi, le danger rôde.

Elle souffla, ferma les yeux et reprit. Tentant de reprendre son calme.

Le mot de passe... Le réseau de l'ancien manoir était isolé des protocoles lambda... en circuit fermé. Quel était son mot de passe ?

C'était la première chose qui lui venait à l'esprit. Le mot de passe. Celui qui l'avait programmé en était certain. Seul un professionnel pourrait le décrypter. Et encore que, il faut faudrait un sacré bon niveau. Monsieur Plague était l'un des meilleurs hacker de son temps ? Très bien, qu'il le lui prouve. Leurs attitudes l'énervait au plus haut point. Ses paroles n'étaient n'y un oui, n'y un non, juste une question. Une simple question pour les faire rester encore un peu. Mourir qu'ils disaient ? L'idée n'était pas très ragoutante. Elle l'effrayait même. Faisant un pas dans la pièce, l'étrange homme tripota ses doigts et évita longuement son regard. Avant de lâcher un petit :

- (-ENT4URE5. En majuscules. Avec une parenthèse à la place du C, un moins derrière. Un 4 à la place du A, et un 5 à la place du S. Centaures.

Amy hocha lentement la tête, signe que la réponse était bonne. Pas convaincue pour autant, elle se laissa pourtant aller contre son oreiller. Cherchant avec leurs propres mots, à les coincer. À découvrir se qui se tramait autours d'elle, sans qu'elle n'arrive à mettre le doigt dessus.

- Pourquoi moi ? Pourquoi me demander d'apprendre à les découvrir, plutôt de chercher à me vendre ses informations ? Vous y seriez plus gagnant, non ? Qui est cette mystérieuse personne qui vous a vendue l'information ?

Elle se redressa sur son lit, et prenant un calepin sur la table de chevet, commença à écrire. Mettant sur papier tous ce qu'elle venait d'apprendre en cet instant. Toutes ses hypothèses. Chacune étant plus farfelue que la précédente. Seul le toussotement de Plague la fit revenir à la réalité. Le voyant ouvrir la bouche, elle l’arrêta d'un geste.

- Ok je suis partante ... - elle fit une pause, ne voulant pas non plus accepter si facilement - Si vous arriver à faire venir Estompe auprès de moi. - Et dieu savait qu'il faudrait faire des pieds et des mains pour que l'infirmière accepte. - Il va falloir que je commence son dressage … et j'avoue que je serais plus rassurée avec ce monstre dans mes pattes. Ce n'est absolument pas contre vous !

Amy secoua la tête. Morphus lui inspirait maintenant de la crainte, et ce type … Plague. Elle ne pouvait pas nier être mal à l'aise en ça présence. Le cadeau de son père la réconforterait et la rassurerais. Même si elle savait que les deux amis pourraient très bien s'en débarrasser facilement. Il était dit que les chiens aidaient à la guérisson, de part leurs présences, ils remontaient le moral des patients. Même si en accueillir un n'était pas très hygienique vu son état. Tant pis, les infirmières et aides soignantes étaient payées pour la maintenir en forme.

- Allez me chercher ce chien, nous parlerons chiffons après.


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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Dim 22 Sep - 21:46
Amy semblait avoir perdu toute confiance en moi. Mais je ne pouvais lui en vouloir. Je lui avais parlé ouvertement, la considérant comme une adulte, lui montrant la dure réalité. Non, je ne voulais pas l'intimider, ni lui faire peur. Je voulais juste qu'elle comprenne sa situation. J'avais peut être une piste, comme elle disait, mais j'aurais besoin d'elle. Cette piste était à la clé de la mission. Elle aurait la vérité. Plus que ça, même. Une mine d'or d'information. Et je lui proposais non pas de lui vendre, mais de lui faire gagner. Elle devait prouver qu'elle méritait cette info. Jouer dans le monde des grands n'était pas à la portée de tous.
Elle voulu tester les capacités de Plague. Je souriais intérieurement, sachant qu'il ne sortait jamais sans un ordinateur de poche. De plus, il avait eu le droit à une technologie encore expérimentale, qui recréait un clavier virtuel sous les mains, lorsqu'on l'activait. Il tapotait l'air, ses doigts suivant une valse complexe. Cela m'impressionait toujours autant. Peu de temps après avoir commencé sa recherche, il s'exprima. Evidemment, le bon mot de passe. Il était déjà rentré dans le serveur, il pouvait donc y retourner comme s'il lui appartenait. Les joies de la cybercriminalité.
Mlle Brown se détendit de manière imperceptible, mais son visage affichait toujours une expression dubitative.

"- Pourquoi moi ? Pourquoi me demander d'apprendre à les découvrir, plutôt de chercher à me vendre ses informations ? Vous y seriez plus gagnant, non ? Qui est cette mystérieuse personne qui vous a vendue l'information ?
- Pourquoi vous ? Et bien, parce que votre profil intéresse cette personne. Il trouve que votre histoire et ce qui est à la clé vous donnera une motivation hors-norme. De plus, il vous propose une formation tout frais payés. Avec Plague. Qui comme vous avez pu le voir, n'usurpe pas sa réputation. Celui qui vous veut vous propose un boulot, le moyen de le faire, et la récompense, ne vous demandant qu'un peu de votre temps. Et vous n'en ressortirez que gagnante. Alors ?"

Elle pris un calpin posé sur son chevet, et commença à inscrire des notes dessus de manière saccadée et irrégulière. Elle était perdue dans ses pensées, nous ignorant. Plague commençait à s'impatienter, et attira son attention.

"Ok je suis partante... Si vous arriver à faire venir Estompe auprès de moi. Il va falloir que je commence son dressage… et j'avoue que je serais plus rassurée avec ce monstre dans mes pattes. Ce n'est absolument pas contre vous !"

Estompe. J'avais entendu les personnes en charge d'Amy en parler, en rejoignant sa chambre. Apparemment, c'était un chien qui n'obéissait à rien ni personne, n'étant qu'une tornade qui ravageait tout sur son passage. Et elle voulait le dresser ? Je lui souhaitais bonne chance. En même temps, cela égayerait sans aucun doute ses journées. Et peut être se rétablirait-elle plus vite ? Mais il faudrait convaincre ses stupides infirmiers qui n'acceptaient que les salles blanches et asseptisées. Et aussi, parvenir à l'attraper, si j'en croyais sa réputation. Je regardais Plaguebearer, lui demandant d'un coup d'oeil son avis. Il aquiesca d'un clignement d'yeux.

"- Très bien. Il sera là ce soir. Quand à notre arrangement...
- Allez me chercher ce chien, nous parlerons chiffons après."

Son ton était sans appel. Je m'inclinais, lui disant au revoir et prenant congé, emmenant Plague avec moi. Je m'autorisais enfin à relâcher mon masque neutre, passant de la colère, à la tristesse, puis à la curiosité. PB observa mon curieux manège, souriant des yeux. Son chien... il me semblait que c'était la raison de l'appel du notaire... il avait peut être un rapport avec quelque chose d'important. Ou alors, c'était seulement une dernière volonté totalement aléatoire du père d'Amy. Quoiqu'il en soit, je devais aller le chercher, et lui ramener. Je descendais les escaliers, me préparant à sortir dans le jardin qui ressemblait sans doute plus à un champ de bataille, désormais. Une autre bataille à affronter, mais celle-ci serait moins dangereuse. Du moins, je l'espérais.
Estompe courrait dans tous les sens, cherchant un moyen de s'enfuir, apparemment. Au sol, tout autour de lui, gisaient des débris de jouets, déchiquetés, mâchouillés, et bien pire encore. Il était attaché à un arbre, par une solide chaîne, et semblait avoir creusé une tranchée autour de ce point. Je m'approchais lentement de lui, essayant de ne pas prendre un air effrayant. Lorsqu'il m'apperçu, il commença à grogner. Je m'arrêtais, puis m'accroupissais, continuant mon chemin ainsi. Il découvrit ses crocs, grognant plus fort. Je m'en approchais encore, commençant à lui parler.

"Estompe... Oui, c'est toi que j'appelle. Tu es Estompe. Tu es un gentil chien. Et tu vas m'écouter un peu, d'accord ?... Je m'appelle Morpheus... et je veux juste être ton ami. Je ne te veux aucun mal. Je ne pourrais rien te faire... je veux juste que tu viennes avec moi... et que tu arrêtes tes bêtises un instant... est-ce si difficile d'être avec des personnes qui t'aiment ? Certes, il y en a des méchants... qui t'attachent et qui te rouspettent. Te punissent. Mais pas moi... je veux juste que tu sois heureux... je veux que tu vives heureux avec une jeune femme. Elle est merveilleuse, et je suis sûr que vous vous entendrez à merveille. Elle souhaite juste t'avoir avec elle pour jouer. Après, elle te laissera faire ce que bon te semble... tant que tu ne détruis pas tout."

J'étais maintenant presque à portée de main. Il était toujours méfiant, mais semblait avoir compris une partie de ce que j'avais dit. Je le laissais sentir ma main, doucement. Sans le brusquer. Puis, j'avançais encore un peu plus. Sa gueule était à hauteur de mon avant-bras lorsqu'il me mordit. Non pas fort, quoique suffisament pour me faire saigner, mais comme une manière de me dire que je ne devais pas pousser. Je supportais la douleur sans ciller, jusqu'à ce qu'il arrête. Il me regardait. Je m'approchais alors encore un peu de lui, et lui caressais le flanc. Il ne réagit pas. Il était calme. Mon bras saignait maintenant de manière régulière, mais ce n'était pas important. Je lui caressais le dos, et mettais ma tête à coté de la sienne. Il me lapa la joue, puis s'allongea au sol sur le dos, me laissant lui gratter le ventre.

"Merci. Bon chien... maintenant, je vais te détacher. Mais attention. Je te tiens en laisse. Tu peux vadrouiller un peu, mais pas trop loin. Et tu vas venir avec moi... on va aller voir ta maîtresse."

Il se releva d'un bond, remuant la queue alors que je le détachais, et m'arrachant presque le bras en partant au quart de tour vers la maison. Il s'arrêta cependant avant de passer à l'intérieur et se retourna, comme s'il m'attendait. Je m'étais déjà attaché à ce chien, sans m'en rendre compte. Il était vraiment intelligent. Je lui faisais monter les escaliers, sous le regard ahuri du personnel médical, qui ne l'avait jamais vu aussi calme. Lorsqu'un infirmier se mit en travers du chemin, il grogna. L'homme s'écarta rapidement et ne se retourna pas. Estompe avait un caractère bien trempé, et il me rappelait sa maîtresse en ce point. Plague m'attendait dans l'anti-chambre de la chambre d'Amy. Lorsqu'il me vit arriver avec le chien, il s'esclaffa, et me fit remarquer qu'il était sûr que j'y arriverais. Il disait que j'avais un feeling particulier avec les personnes à mauvais caractère, et que je semblais toujours capable de les amadouer. Je toquais doucement à la porte, demandant la permission d'entrer.
L'infirmière en chef, du nom de Maria, et qui était celle qui était présente lors de la première fois, nous ouvrit, écarquillant les yeux. Et je rentrais avec un grand sourire sur les lèvres, Estompe me suivant, relativement docile, quoique intrigué par tout ce qu'il y avait autour de lui, et reniflant par ci par là. Je ne cherchais pas à cacher la marque de crocs qui saignait encore sur mon bras, ni non plus que je le tenais en laisse.

"Bien, Mlle Brown. Je suppose que nous pouvons passer aux "chiffons" ? N'est-ce pas ? Je vous ai ramené votre bête sauvage. Et elle a l'air de ne pas avoir trop de mal à me supporter. Et surtout d'apprécier mon bras."

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NOM RÉEL : Morpheus DelaStrada
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OCCUPATION : Mercenaire/Voleur

VILLE ACTUELLE : New York



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MessageSujet: Re: Une paire improbable [With Orm~] Dim 22 Sep - 23:37
"Bien, Mlle Brown. Je suppose que nous pouvons passer aux "chiffons" ? N'est-ce pas ? Je vous ai ramené votre bête sauvage. Et elle a l'air de ne pas avoir trop de mal à me supporter. Et surtout d'apprécier mon bras."

L'animal était tenu en laisse, Morphus semblait avoir eu du mal à l'attraper. Vu la marque de crocs sur ses bras, et le temps qu'il y avait passé dehors. Amy fronça les sourcils. Alors ça, c'était vraiment mauvais. Elle ne voulait pas d'un chien si mal éduqué. Un animal agressif, on ne pouvait rien en faire. Prenant une chips sur sa table de nuit, elle la tendit vers l'animal, qui tira soudainement sur sa laisse. Morphus fut bien obligé de la lui retirer. Une fois fait, Estompe se précipita vers le lit. Courant comme si il n'avait pas mangé depuis trois jours. La jeune femme leva la chips au dessus de sa tête. Faisant en même temps attention à ne pas se faire mal. Le chien s'assit, battant de la queue. « Assit » répétât t' elle plusieurs fois. Pour le lui faire mémoriser. Après quelques secondes uniquement consacrées à son nouvel ami, elle passa une main sous son cou et lui retira son collier. Celui ci était rose et jaune flash. Ainsi que lourd et encombrant. Le posant à coté du paquet de chips, elle lui murmura.

Ouais, mais j'ai encore un minimum de fierté. On va te trouver un truc moins moche. Alors, ou en étions nous ?

Estompe posa alors sa patte sur les draps du lit. Couinant. Amy tourna la tête. Et avec toute la rapidité d'on elle était capable. C'est à dire celle d'une tortue, l' attrapa par la peau du cou. Sans se soucier de son poids, ou du mal que cela lui procurait. Elle le souleva quelque peu du sol. Penchée dangereusement vers la gauche, sa main valide en guise d'appui. Elle gronda un non quelque peu autoritaire, le jeune chien se rétracta sous sa main et baisa la tête. Fière du résultat, elle le posa à terre. Tous en massant son bras, elle écouta les deux compères parler.

L'animal reposa quelques minutes plus tard sa patte. Levant un doigt, Amy les interrompis. S'excusa platement et recommença la manœuvre. Ce n'était pas pour dire, mais elle n'en était pas à son coup d’essai. Le dressage de ses animaux, elle pouvait se vanter de ne pas l'avoir raté. Bon, celui la était un gros morceau, mais elle devrait pouvoir s'en sortir. Cette race était dites facile. Ce n'était pas vrai. Internet regorgeait de mauvaises informations. Ou alors c'était ce chien la en particulier qui... oui, c'était possible.

- Je suis désolée. Vraiment.


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